

Selon une étude Nielsen récente, 70% des possesseurs de tablettes affirment les utiliser lorsqu’ils regardent la télévision, à tel point que près d’un tiers du temps passé sur une tablette l’est fait parallèlement à la télévision.
Depuis des années les constructeurs d’électronique essayent en vain de nous vendre des télécommandes et claviers en tout genre pour faire de la télévision un écran interactif. C’est finalement Apple qui a gagné le pari avec son iPad, les tablettes apparaissent dorénavant comme l’outil de prédilection pour interagir avec la télévision, devenant ainsi un écran complémentaire pour la télévision.
La tablette, compagnon idéal de la télévision
Critique : The Tree of Life
1. Rendez-vous sur un site de téléchargement de screensavers, prenez-en quelques uns dans la catégorie Espace / Galaxie, rajoutez-y un peu de Eruption / Lave en fusion, cherchez un peu de Désert lunaire, n’oubliez pas un Déluge, puis passez à la catégorie Vie, d’abord cellulaire avec quelques divisions cellulaires, puis aquatique pour les quelques plans de méduses et autres animaux sous-marins, et terminez par la catégorie Planètes
2. Ecrivez un scénario : l’histoire d’un enfant sensible, Jack – élevé par un père parfois autoritaire, voire violent parfois joueur et affectueux, et une mère douce et aimante – vacillant entre jalousie envers ses jeunes frères et instinct protecteur face à la présence du père (ou Père ?) (je m’arrête là pour ne pas spoiler)
3. Rajoutez à ceci les plus grands classiques de la musique classique – un peu de Mahler, Brahms, Berlioz, Gorecki (ma culture s’arrête là, j’en ai reconnu plus mais je serais bien incapable de nommer les compositeurs)
4. Brad Pitt en tête d’affiche. Ah mince, il en faut en deuxième. Bon, va pour Sean Penn, mais alors pas plus de 20 mn dans tout le film. Ok.
Mélangez le tout, et…. Voilà, le dernier Terrence Malick !
Bon, j’exagère. Beaucoup. En réalité, j’ai passé tout le film à hésiter entre « non mais c’est quoi cette daube » et « non mais c’est une merveille ce film ». Mais je suis déçue, voilà tout. Ce film tant attendu, annoncé comme le nouveau 2001, réalisé par Malick lui-même annoncé comme le nouveau Kubrick, m’a vraiment paru inaccessible et sans aucun enjeu dramatique. A plusieurs reprises je me suis dit « tiens, ça pourrait être la fin du film », et en fait non. Et pourtant :
- l’image est absolument somptueuse. Honnêtement, je me suis pris une belle claque : tout est simplement magnifique, chaque plan est une merveille, le beau à l’état pur (y compris les deux « cinématiques » sur la création et la fin du monde décrites en 1.)
- les messages ne manquent pas : la réflexion globale sur la nature et la grâce ne m’a pas paru ridicule du tout, et le thème de l’amour au sein de la famille (et perçu différemment par ses différents membres) est habilement traité en parallèle à celui d’un deuil difficile
- les acteurs font un sans-faute (Sean Penn n’apparaît effectivement que très peu mais peu importe), notamment l’acteur incarnant le jeune Jack
- la musique, classique ou religieuse selon les scènes, est magnifique et joue un rôle primordial (un peu comme dans de nombreux films de Kubrick, encore lui), presque plus important que celui des mots, comme si le film n’était qu’une longue symphonie avec ses différents mouvements et humeurs
Tout était là pour qu’il soit parfait, et pourtant je n’ai rien ressenti pendant tout le film. Aucune émotion. Et ça, même quand le film est visuellement sublime, je pense que c’est quand même un problème. On en ressort avec une sensation étrange, mais difficilement descriptible. Après tout, c’est peut-être ça l’objectif du film. Enfin, je ne sais pas. Allez-le voir (oui parce que je le recommande quand même malgré le 5/10 que je lui ai mis sur Sens Critique), vous verrez bien.
Et la bande-annonce pour ceux qui ne l’ont pas encore vue:
NB : Ah non d’ailleurs je me trompe au sujet des émotions : j’ai oublié les deux fous rires généraux dans la salle, le premier à l’apparition des dinosaures en images de synthèse (non mais sérieusement ? Le pire, c’est qu’au moins devant Petit Pied j’avais pleuré, là clairement… bah non), et le deuxième à l’apparition… du signe « Sortie » dans la salle de l’UGC avant même que le dernier plan s’éteigne…
Critique : Minuit à Paris

Qu’est-ce que ce film peut être cliché… Mais qu’est-ce qu’on en rit…
Un bon Woody Allen, avec son humour décalé, pas mal de références (il est gentil Woody, on se sent tout de suite plus intelligent quand on comprend :-)), Paris (ahhh, ça aussi c’est gentil Woody), et des dialogues comme on les aime (pensez-à moi au moment de la réplique sur le pita-bread, mythique).
Des prestations des acteurs, je retiendrai surtout Owen Wilson en excellent avatar de Woody Allen dans le rôle principal, ainsi qu’un Adrien Brody tout simplement hilarant en Salvador Dali. Cependant la belle brochette d’acteurs qu’a réuni Woody Allen fait mouche, et on sourit à chaque nouvelle apparition inattendue (non je ne spoilerai pas, et mieux vaut ne pas lire le casting avant d’aller voir le film, c’est plus marrant ainsi). Quant à Carla Bruni, elle n’est effectivement pas brillante mais de là à dire comme certains que sa prestation est catastrophique, je pense qu’il y a quand même de la mauvaise foi – personnellement je trouve que sa présence dans le film rentre tout à fait dans son atmosphère totalement décalée et j’ai failli exploser de rire quand je l’ai entendue pour la première fois.
On passe tout le film avec un sourire un peu narquois aux lèvres en se disant « mais qu’est-ce qu’il va bien pouvoir nous sortir encore », et pourtant, c’est quand même bien. Je n’en dis pas plus, allez-le voir un soir, et vous pourrez ensuite aller vous promener sur les quais illuminés en vous disant que oui, Paris c’est vraiment beau.
Le Plus, futur remplaçant du Post ?
J’ai enfin reçu mon invitation pour la version bêta privée du Plus, le site participatif du Nouvel Obs qui sera lancé officiellement le 16 mai. De même que le Post, ce site permet aux contributeurs de créer leurs propres articles ou de les commenter. Pour ce projet, Claude Perdriel s’est entouré de nombreux transfuges du Post, notamment de l’un des cofondateurs-mêmes du poste Benoît Raphaël, qui est d’ailleurs l’un des co-créateurs du Plus et qui conseille le Nouvel Observateur dans sa stratégie numérique. Aude Baron, ex-responsable du pôle web au Post, est également de la partie en tant que rédactrice en chef adjointe du Nouvel Obs, en charge du Plus.
Quel contenu pour le Plus?
Le Plus a l’ambition de se positionner comme un « Post de meilleure qualité ». La modération des contributions sera faite a posteriori, mais le site mise également beaucoup sur l’auto-modération (lire à ce propos l’interview d’Aude Baron sur le blog d’Erwann Gaucher) – on ne peut en effet s’inscrire sur le Plus qu’en liant son compte Facebook ou Twitter.
Ce que j’aime sur Le Plus
Tout d’abord, le design – clair, épuré, avec de belles images – est agréable, et la navigation est aisée. Ensuite, en haut de chaque article on vous précise le temps nécessaire à sa lecture (je ne sais pas si c’est très utile, mais en tout cas ça m’a plu) ainsi que le nom de la personne à la rédaction ayant décidé de mettre l’article à la une (sous la forme « Sélectionné et édité par… »), témoignant ainsi d’une volonté de transparence accrue du site.
Page d’accueil du site
Réussir là où Le Post a échoué ?
Honnêtement je ne vois pas vraiment comment Le Plus gagnerait de l’argent, son modèle économique reposant sur la publicité. Mais là n’est probablement pas le but d’un tel site. Comme le soulignait Benoît Raphaël, toute la différence avec le Post réside dans l’existence de synergies entre Le Plus et Le Nouvel Obs : « Vous n’avez pas à vous dire qu’on doit le rendre viable économiquement puisque ça rentre dans l’ensemble de l’économie du site » (source : article paru sur Streetpress le 28 avril dernier). Le Plus a en effet présenté comme un projet totalement intégré dans la stratégie de développement du Nouvel Obs, ainsi qu’en témoigne l’URL du site leplus.nouvelobs.com, et le site dispose également d’un espace dédié sur le site du Nouvel Obs et même dans la version papier. Le Plus parviendra-t-il a atteindre une audience aussi significative que celle du Post et à devenir un site d’info de premier plan ? A suivre, après le lancement du site la semaine prochaine…
